Le Conseil régional de Dakar vient de pourvoir le siège de la présidence laissé vacant par El hadji Malick Gackou, promu ministre des Sports dans le nouveau gouvernement. L’heureux élu s’appelle Ousmane Samb, membre fondateur de l’Alliance des forces de progrès (AFP). Un fauteuil qu’il aura acquis au forceps après une rude bataille. Trois tours au scrutin seront nécessaires pour qu’il puisse décrocher la timbale avec 39 voix sur 56 exprimées. Il faisait face à sept autres candidats qui convoitaient aussi ce poste. Ecartant au passage l’intérimaire, Ousmane Badiane, de la Ligue Démocratique Mouvement pour le Travail (Ld/ Mpt), du Pr Abdoulaye Bathily. Un scrutin extrêmement serré qui verra certains candidats jeter l’éponge à l’exception de Momar Samb du Rassemblement des travailleurs africains-Sénégal (RTA-S) et d’Omar Thiam. Dommage pour Ousmane Badiane qui rate encore le coche. On pourrait l’apparenter au légendaire coureur cycliste français, Raymond Poulidor. Celui qui arrivait presque toujours deuxième. Cependant, ce qu’il faut remarquer est que l’AFP de Moustapha Niasse – lui aussi un autre Poulidor de l’élection présidentielle – vient de mettre un autre gros gibier dans son escarcelle, pour ne pas dire autre bonne flèche à son arc…
Conseil régional de Dakar (2)
L’élection d’Omar Samb à la tête du Conseil Régional pourrait être interprétée comme un pion stratégique de l’AFP sur l’échiquier politique national. Avec déjà deux ministres dans le gouvernement du Premier ministre Abdoul Mbaye, les rênes du Conseil régional et de bonnes investitures sur la liste de « Bennoo Bokk Yaakaar » en vue des prochaines élections législatives du 1
er
 juillet prochain, l’AFP commence à bien se déployer dans le landernau politique. En attendant peut-être de voir son leader Moustapha Niasse que son « ami » Moustapha Cissé Lô soupçonne, avant la lettre, de vouloir trôner au perchoir de l’Assemblée nationale. On attend l’issue de cette guerre sans merci qui s’annonce. Question à mille balles. Quelles seront les autres prétentions de l’AFP au sein du Sénat, s’il n’est pas dissous et du Conseil économique et social ? Même si c’est légitime. Comme le dit l’ami Moustapha Cissé Lô, Macky Sall n’a qu’à bien surveiller ses arrières.
Centre d’enfouissement
Voilà un autre problème environnemental que va hériter le nouveau gouvernement de Macky Sall. Il s’agit de la construction à Diass (Département de Mbour) d’un Centre d’Enfouissement Technique des ordures. Alors là , les populations très remontées n’en veulent pas du tout. Il n’est point question que leur localité serve de dépotoir d’ordures de tout ce compte la région de Dakar et ses environs. En un mot que Mbeubeus y soit transféré. Cela, ils le disent et le répètent depuis des années. D’ailleurs, on se rappelle que ce projet un temps était prévu à Sébikotane en 2003, les populations avaient dit niet et l’Etat d’alors avait reculé. Touchez-en un mot à Modou Diagne Fada, chargé de l’environnement à l’époque.
Centre d’enfouissement (2)
Les habitants de Diass disent tout bonnement aujourd’hui à Macky de signer le décret de délocalisation et point barre. Car, selon leur porte-parole, Mame Cheikh Ngom, originaire du village de Bandia, dans la communauté rurale de Diass et non moins enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), les conditions ne sont pas réunis pour y implanter ce projet. Donc, qu’ils n’ont qu’à aller voir ailleurs. Maintenant que Macky et son gouvernement ont capitulé dans la résolution du problème de l’émissaire de Cambérène, ils viennent de recevoir une autre grosse pierre dans leur jardin. Et comme les populations de Camberène, ceux de Diass veulent avoir gain de cause. Est-ce le printemps des capitulations ? Promesses de campagne quand tu nous tiens…
Pèlerinage (1)
Une autre promesse de campagne que le gouvernement veut tenir. La réorganisation du pèlerinage à la Mecque et la réduction du billet les futurs candidats à ce lieu saint de l’Islam. Ce sera une manière de ne pas faire du « wakh wakhet » (se dédire). En tous cas, les futurs pèlerins commencent à égrener leur chapelet depuis l’annonce faite par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Alioune Badara Cissé. Dans leurs bagages ils emporteront comme « charité » la réduction du personnel d’encadrement des pèlerins à 150 membres, l’exigence aux voyagistes privés qui vont convoyer au moins 60 % des pèlerins, du versement d’une caution de 10 à 20 millions de francs CFA, avant l’attribution des marchés. Cette garantie sera de 10 millions de francs CFA pour 100 pèlerins, pour ceux des voyageurs privés qui ont assez d’expérience. Et une caution de 20 millions de francs CFA pour les nouveaux voyagistes
Â
Pèlerinage (2)
C’est déjà bien, mais mieux il y aura un strict minimum d’encadreurs, entre 145 et 150. Le tiers sera constitué d’agents du ministère de la Santé et des Affaires sociales. Le reste sera constitué d’encadreurs choisis par le Commissariat général au pèlerinage. Et, cerise sur le gâteau : Il n’y aura pas d’encadrement de prestige ou de sponsoring comme cela a été le cas pendant longtemps, où des personnes ne connaissant pas le circuit ou ne présentant aucune aptitude de soutien et d’assistance des pèlerins étaient sur une liste et émargeaient pour se faire payer. Bien dit ! Dieu est grand mais Alioune Badara n’est pas petit. Machala.
Wade a la Mecque     Â
L’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, s’est rendu à la Mecque depuis mercredi avec sa délégation. Mais une rumeur avait fait savoir qu’il se serait vu interdit de sortie, de même que les personnes qui l’accompagnent. Il n’en est rien, comme l’a dit son porte-parole, Serigne Mbacké Ndiaye, disant au passage que ce n’était que de réelles intentions de nuire au président sortant et d’essayer de le mettre en mal avec Macky Sall.
Ban Ki-moon (1)
Le Secrétaire général des Nations-Unis Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale des familles, célébrée le 15 mai de chaque année, a plaidé pour des horaires de travail flexibles, au profit des familles. Pour alléger les travailleurs il a appelé les gouvernements et le secteur privé à faciliter l’introduction de congés parentaux et à rendre flexibles les horaires de travail de leurs agents, pour que ces derniers puissent assurer une meilleure prise en charge à leurs enfants. Un cadeau qui ferait énormément plaisir aux pères de famille. Se faisant l’avocat des travailleurs, il déclare : « quelques pays offrent de généreux congés aux parents, mais dans la plupart – et ils sont bien plus nombreux –, l’étendue des prestations est loin de répondre aux normes internationales. Les congés de paternité sont encore rares dans la plupart des pays en développement.
Ban Ki-moon (2)
Se voulant l’avocat des travailleurs pour qu’ils puissent bénéficier davantage de conditions de travail et jouir pleinement des fruits de leur dur labeur, il souhaite que : «
Â
Ceux qui travaillent, où qu’ils se trouvent dans le monde, ont besoin qu’on les aide à satisfaire les besoins affectifs et matériels de leur famille, tout en contribuant au développement socioéconomique de la société dans laquelle ils vivent ». C’est pourquoi, il soutient les tendances contemporaines mettant en évidence la nécessité de plus en plus pressante d’adopter des mesures permettant de concilier plus facilement travail et vie famille. Des millions de personnes dans le monde et ne bénéficient pas de services sociaux capables de prendre en charge leur famille.
Ban Ki-moon (3)
Les travailleurs de la planète, surtout les hommes ne pouvaient mieux attendre de Ban Ki-moon qui fait observer que
dans les pays en développement, il est rare que les parents puissent confier leurs enfants à des structures d’accueil abordables et de qualité, ce qui les oblige souvent à les laisser seuls à la maison lorsqu’ils ne sont pas encore en âge d’aller à l’école. Pour lui, nombre de jeunes enfants sont aussi confiés à leurs frères et sœurs, qui doivent de ce fait interrompre leur scolarité. Et qu’il faudrait équilibrer les rapports complexes entre vie professionnelle et vie familiale. Et mieux, de
favoriser l’amélioration des conditions de travail, la santé et la productivité des employés et la prise en compte concertée de l’égalité entre les sexes. Des revendications à poser à la prochaine fête des Pères.
Â
Â
Â
Â
Â
Â
Â
Lire la suite...